26 novembre 2010

FICHEUX

Population (2014) : 497 habitants.

Superficie communale : 583 Hectares.

Nom des habitants : Ficheusois et Ficheusoises.

 

Blason

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Nicolas Cauwet, décédé en 1693, était mayeur du Village. Dans le cimetière sur une pierre bleue, autrefois dans le mur d’une chapelle de l’ancienne église, figure son épitaphe surmontée de ses armoiries.
"D’argent à trois poules de sable, becquées et membrées de gueules et posées deux et une".

 

Origines

Découvertes archéologiques :

Aux lieux -dits l’Horbe (au Nord – Ouest du village) découverte d’une dizaine de vases et d’une statuette en bronze. En 1858 au même endroit  trouvaille de plus de 9000 monnaies. Un millier a été conservé. Les monnaies ne sont pas postérieures à Mars 293 apr. JC.Aux lieux -dits Les Crêtes Cléments (au sud du village sur le chemin de Boisleux) repérage par Archéologie aérienne R Agache d’une villa à cour rectangulaire ; un peu plus loin à l’ouest enclos et taches indéterminées.   

Avril 1858 : découverte, au même endroit, d’un vase contenant 9000 pièces de monnaie (35 kg selon Panecqueur, instituteur de Ficheux). Pas de pièces de monnaie postérieures à Mars 293 apr. JC.
Aux Crêtes Cléments villa gallo- romaine à cour rectangulaire repérée par photo aérienne et un peu plus loin à l’ouest enclos et tâches indéterminées

Toponymie :

Première mention connue du lieu :

FIXEUM Applinium en 891.
Vient de fisc terme employé par l’administration romaine pour désigner le domaine ou le trésor public.   

 

A noter 

Des origines au XIXème siècle, certains villages non érigés en paroisse sont desservis par le prêtre de la paroisse-mère ou son vicaire. Ce sont de secours ou annexes.

Selon un document, contesté d'ailleurs (Diplôme de Saint Vindicien), le Roi Thierry II de Neustrie et de Burgondie, a donné des terres à l’Abbaye de Saint Vaast dès 678.
Comme pour Berneville, Warlus et Dainville, la terre de Ficheux a fait partie de ces donations. Il est incontestable que l'abbaye de Saint Vaast a contribué à la naissance du village de Ficheux.
La mise en valeur du domaine a amené de la population (la première mention connue du lieu remonte à 898). L'abbaye a fait construire le premier édifice cultuel et, en tant que patron de cure, a nommé le premier prêtre desservant. Les moines de l'Abbaye venaient régulièrement à Ficheux.

Une puissance seigneuriale :
A Ficheux, l'abbaye de Saint Vaast occupe la principale seigneurie.
Le plus ancien document connu sur la propriété de Saint Vaast à Ficheux date de 1296 : "item ...procurares ostencu vesse d'une maison de Saint Vaast que l'on appelle Fisseu et des appartenances quelconques revenus qui elles soient, et sont les appartenances de ladite maison 300 mencaudées de terre gisant à Fisseu".
(Source : 1 J 3 BCDHA tomme XXI - 2003 - Arch. Dept. Du Pas de Calais)
Le centième de 1783 nous apprend que l'abbaye possède 315 mesures de terres soit 135 ha. Elle perçoit des droits de terrage sur 400 mesures et les deux tiers de la dîme (seigneur du clocher). L'impôt de l'église se perçoit sur les gros grains (blé, escourgeon, avoine), soit 8 % de la récolte brute.
L'abbaye dispose d'une importante ferme (appelée longtemps "Ferme de l'Abbaye") édifiée dans le village sur une surface totale de 2 ha environs. Une importante grange (comme le montre un plan de 1778) barre le fond de la cour où l'on trouve aussi un pigeonnier, prérogative seigneuriale, édifié en 1704. Outre les dépendances, la ferme de Saint Vaast possède une bergerie.
Des dynasties de fermiers se succèdent sur l'exploitation pendant des siècles.
Nous avons retrouvé quelques noms (voir série H des Arch. Dept. du Pas de Calais) : Jean de Crespigneul fermier "en la cense de Saint Vaast " en 1569, Jean Legentil en 1725, Antoine Joseph Caron à la veille de la Révolution.
Ces fermiers louent les terres à l'abbaye et perçoivent pour les comptes de celle-ci les dîmes et droits seigneuriaux. Bail accordé en 1725 : 1500 livres en pot de vin, rendage en argent : 415 livres, en blé : 240 razières, escourgeon : 30 razières, avoine : 76 razières.
Le fermier représente l'abbaye come lieutenant de seigneurie dans les affaires de la communauté villageoise.
L'abbaye, en tant que seigneur ecclésiastique, bénéficie de l'immunité en matière de justice sur le territoire du village et dispose de sergents pour faire appliquer ses directives.

Vie religieuse

Vocable : St Maurice.

Première mentionconnue lieu de culte-autel : Autel vers 1098 Église vers 1170.

Première mention connue déversant : Gauthier prêtre de Ficheux 1210

Première mention connue paroisse : 1306.

 

L'Église :

La première église connue date du XII ème siècle. En 1790 le maire de Ficheux l’estime vielle de plus de 300 ans.  En 1590 le curé du village demande à l’abbaye Saint Vaast de remplacé une verrière en « la cappelle Saint Meuriche au droit costé du chœur». Au début du XVII ème siècle, l’église est orientée sud-est ; la nef est  flanquée d’une chapelle. Le chœur est reconstruit en 1684.  L’édifice, vendu comme bien national en 1799,  sera reconstruit entièrement à son emplacement actuel entre 1841et 1844.
La Première Guerre mondiale causera sa destruction et un nouvel édifice en béton armé et briques verra le jour en 1929.
Une pierre de fondation située derrière le chœur rappelle la pose de la prière pierre le 14 Avril 1929.
Le coq sera réinstallé au sommet du clocher à 36 mètres de hauteur en Avril 1983 et des travaux de rénovation auront lieu dans les années 1990 (extérieurs) ainsi qu’en 2002 (peintures, statues)

Les vitraux :
3 vitraux dans le chœur  (1959 – L’Hotellier de Boulogne sur Mer) dont  le Pélican.
Bac côté sud : Anne D’Auray (patronne de la Bretagne).
Baptême de Jésus.

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Le village :

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Mairie École :

inaugurée le 4 Octobre 1925 (avec le Monument aux Morts) reconstruite sur le terrain qui était occupé par l’ancienne école de filles jusqu’en 1914.

Mairie-école de Garçons avant 1914                                  La mairie-école reconstruite

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Le cimetière municipal : situé jusqu’au moment de la première Guerre Mondiale à côté du presbytère (voir plan de situation) a été installé au début des années 1920 à la sortie du village (route de Blairville).

Les abreuvoirs : Il en existait 3 avant 1914 / Un situé rue de Blairville (photo ci- dessous) ; le deuxième rue de Boileux (au carrefour avec Rue Hector Bonnel) et le troisième ,qui existe encore, est situé rue d’hendecourt. 

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BOIRY SAINTE RICTRUDE

Superficie communale : 5.81km².

Population (2014) : 404 Habitants.

Nom des habitants : Les Boirysiens

Densité : 70hab/km².

Site internet : http://www.boirysainterictrude.fr/

Blason

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« Parti à dextre d'azur à une sainte Rictrude d'argent, tenant un livre de gueules de la main et un sceptre d'or de la gauche, et à senestre d'or à un rai d'escarboucle de sable ». Sainte Rictrude, veuve d'un noble mérovingien, a été à l'origine de la fondation de l'Abbaye de Marchiennes au VIIème siècle.

Origines

Toponymie :

Bairerium en 646 - Rictrudus Valla en 1178 - Boiry Ste Rictrude en 1720.

Nom romain avec suffixe acum.
La forme composée fait référence à Rictrude, veuve d’un noble mérovingien qui a donné la terre de Boiry pour fonder l’abbaye de Marchiennes.

 

Vie religieuse

Vocable : Boiry Sainte Rictrude.

Première mention  connue lieu du culte autel :  Autel 1103.

Première mention connue paroisse : fin XIIIème siècle.

 

A noter

Des origines au XIXème siècle :

Certains villages non érigés en paroisse sont desservis par le prêtre de la paroisse-mère ou son vicaire. Se sont de secours ou annexes.

Sources : B Delmaire « le diocèse d’Arras de 1093 au milieu du XIVème siècle ». MCDHA PDC, Tome XXXI, Arras 1994

Démolie et reconstruite en 1778 ou 1779 selon le questionnaire de 1790. L’église et le presbytère « coûtèrent aux habitants de la paroisse 2 800 livres, sans compter les corvées en voiture à bras ». Pendant la Révolution elle sert de fabrique de salpêtre (vendue comme bien national le 5 vendémiaire An 8 à Benoît Derisbourg pour 90 200 francs). Deux petites cloches marquées en lettres gothiques ont été supprimées pour être fondue en 1793.

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Le village

Le calvaire :

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La chapelle :

L'autorisation de construction d'une chapelle est accordée par le préfet le 8 Mai 1806.

Dame d'Anzin , veuve Goubet , fermière à Boiry Ste Rictrude ,  est autorisée à faire reconstruire une chapelle près de l'église dans laquelle aucun culte ne devra être célébré .

Donation à la famille Cossart en 1865.

Lors de la destruction du village en 1917 , la chapelle fut épargnée par l'occupant allemand;

Dans la crypte reposent les corps de :

Léontine Cossart décédée à Boiry Ste Rictrude le 26 Mai 1824 à l'âge de 28 ans

Francoise Cossart , veuve Carpentier et veuve de Pierre Cossart décédée à Boiry Ste Rictrude le 25 Février 1836 à l'âge de 65 ans

Eugène Cossart décédé à Arras le 5 Mars 1886 à l'âge de 46 ans

Ursule Dubron épouse de Philippe Auguste Cossart décédé à Arras le 6 Avril  1889 à l'âge de 77 ans

Auguste Cossart décédé à Mont Rouge le 24 Avril 1902 à l'âge de 64 ans

Jenny Dubron épouse de Eugène Cossart décédée à Arras le 5 Mai 1921 à l'âge de 78 ans

 Source : Chroniques villageoises -Marcel Chartrez - AHF - 2004/2005

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Mairie :

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La sucrerie 

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BOIRY SAINT MARTIN

Superficie communale : 3.5km²

Population (2014) : 280 Habitants.

Nom des habitants : Les Boirysiens.

Densité : 80 hab/km².

 

Blason

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« D'azur à un chevron d'argent chargé sur sa pointe d'une étoile de sable et accompagné de trois besants d'or ». D'après les armes de la famille Quarré de Boiry.

 

Origines

Découverte archéologique :

Baira en 1170.

Toponymie :

Nom romain avec suffixe acum. La forme composée date de l’évangélisation (Saint Martin).

Seigneuries :

Au XVIème siècle, Jean Quarré est seigneur du Payage, laboureur, censier (1539) et mayeur (1551) à Thélus.
Famille Quarré, branche de Boiry (autre branche : Du Repaire).
Parmi les seigneurs de Boiry St Martin, notons :Anoblissement en 1627 de Charles Quarré (1639), avocat, échevin d'Arras, seigneur de Boiry St Martin, Cauroy, Farbus, Flesquières, Hersin, Kaverlies, La Vieville,  Payage, Vaulx en Izel par Philippe IV d'Espagne.
François Quarré de Boiry (1605 - 1666), épouse, en 1640, Marguerite Vanderhaegen (1692). Ils sont tous les deux inhumés dans l'église de Boiry St Martin.
Son fils, Philippe Albert (1645 - 1666), qui épouse Anne Madeleine Payen (1653-1703), est aussi grand bailly de l'abbaye royale de St Vaast.

Vie religieuse

Vocable :  St Martin.

Colateur : Personnat du lieu.

Doyenné : Croisilles avant 1789 puis Rivière au XIXème siècle.
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Le village

de 1914 à 1930 

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BLAIRVILLE

Superficie communale : 460 Hectares.

Population (2014) : 303 habitants.

Nom des habitants : Les Blairvillois et Blairvilloises.

Site de la commune : http://blairville.fr/

 

Blason

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« D'argent à deux fasces de sable, accompagnées de six quintefeuilles du même, trois en chef et trois en pointe ». Armes de Gaillard de Blairville.

Origines

Toponymie :

Première mention connue du lieu : blarville en 1156.

Nom d’homme germanique Blarus et villa (ferme, maison de campagne).

 

Seigneuries

Le château :

Un château est mentionné en 1290 sous le nom de « Château du Bus ». Il est encore mentionné dans des dénombrements de fiefs aux XVIème siècles et XVIIème siècle. Un des seigneurs du village a dû assister à la destruction de son château suite à une rébellion contre son suzerain. A la fin du règne de Louis XIV on pouvait encore voir « deux portes de cette ancienne maison, fort étroites, selon l’usage de l’époque et construite en grès bien façonné ». (Source : Père Ignace)
Présence d’une maison forte détenue par l’ordre du Temple jusqu’en 1307.

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Vie religieuse

Vocable : St-Vaast.
Première mention connue paroisse :1306.
Première mention connue au XIIIème siècle.
Reconstruit en 1762.
Détruite en 1914 -1918.
Reconstruite en 1923 -1927

Des origines au XIXème siècle, certains villages non érigés en paroisse sont desservis par le prêtre de la paroisse-mère ou son vicaire. Ce sont de secours ou annexes.
Source : B. Delmaire : « le diocèse d’Arras de 1093 au milieu du XIXème siècle ».
MCDHA PDC – Tome XXXI Arras 1994.

 

L'Église :

Vitraux : Les 7 vitraux ont été exécutés par G Janin en 1930 -1931 – scènes sont entourées par un décor de pampres et de houblon peint en grisaille.

Le vitrail du Souvenir : dans un paysage de ruines une femme assise au pied du calvaire implore la clémence divine pour le soldat mort couché sur ses genoux.   
Au chevet de l’église : christ qui provient de l’ancien calvaire. Scié à la base par les Allemands en 1914-1918 récupérés après la guerre.

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Le village

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BERNEVILLE

Superficie communale : 563 Hectares.

Population (2014) : 502 Habitants.

Nom des habitants : les Bernevillois et Bernevilloises. 

Site de la commune : http://berneville.fr/

Blason

bernevil

« D'or à trois roses de gueules tigées et feuillées de sinople ».
Armes de Jean de Vilers, sieur de Berneville.

 

Origines

Découvertes archéologiques :

Première mention connue du lieu : Bernivillam en 674.

Découverte d’un trésor monétaire d’environ 500 monnaies (IIIème siècle).

Toponymie :

Ce nom est dérivé de Berno ou Bernerus, nom d’homme germanique et de " villa" (exploitation rurale, ferme gallo romaine). 

 

Seigneuries
Sous le nom de bernivilla, la terre du village de Berneville a été donnée en 653 par le roi mérovingien Thierry III à l’abbaye de Saint -Vaast.

1110 : confirmation par le pape Pascal 1er de l’autel à l’abbaye accordé par l’évêque Lambert en 1098 (Dictionnaire Historique et archéologique du Pas de Calais, tome 1).

Berneville a été chef lieu de canton de 1790 à 1806.

 

Vie religieuse

Vocable :   Saint-Géry

Première mention connue du lieu de culte et /ou du desservant : Autel en 1098

Collateur :   Abbaye Saint Vaast

Doyenné : Rivière

L'Eglise :

L’église construite en 1763 (date sur le claveau du porche). L’abbaye Saint Vaast a cédé le terrain occupé par le chœur et le fait bâtir à ses frais. Les habitants par leurs dons, financent la nef. La cloche est fondue en bronze en 1737. 

La tour est carré. En dessous du portail latéral nord cadran solaire avec le masque sculpté. La nef sans collatéral est composée de cinq  travées. Architecture sobre en pierres blanches. Voûtes en berceau continu.

Le mobilier :

Maître d'autel avec un retable en chêne du XVIIIème siècle.
Deux retables  la téraux en chêne du début du XIXème siècle.
Bénitier de forme octogonale encastré dans le mur (XVIIIème siècle).
Fonts baptismaux en pierre de Soigniers.
Pierre tombale de mabre blanc au mom de la famille Truffier dont quelques membres étaient mayeurs et fermiers de l'Abbaye St Vaast et qui date de la seconde Moitié du XVIIIème siècle.
Statues de Saint Géry et de Saint Etton, Sainte Thérèse, Sainte Catherine, Saint Joseph, Saint Nicolas, Saint Antoine de Padoue.

Les vitraux :

Au chevet : atelier de Nazareth.
Travée droite : apparition de Notre Dame de Lourdes et le Sacré Coeur.
Nef : verrières géométriques et "grisailles".
Vitrail du clocher : homme coiffé d'un tiare (Saint Géry ?).

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La Ferme :

Située rue de l'église, installée sur les vestiges d'un ancien prieuré que les religieux de Saint occupaient jusqu'en 1789.A gauche du portail on voit encore une des deux tourelles qui servait d'escalier aux bâtiment du prieuré.C'est sur l'emplacement de celui-ci qu'à été construite l'église.

 

Le village

Vestiges de l'ancien Prieuré de Saint Vaast.
A gauche du portail, on voit encore une des deux tourelles qui refermaient les escaliers du prieuré.  

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BERLES-AU-BOIS

Superficie communale : 890 Hectares.

Population (2014) : 513 Habitants.

Nom des habitants : les Berlois.

Site internet : http://berlesaubois.fr/

 

Blason

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De sinople à la fasce d'or fretté de gueules.

Origines

Découvertes archéologiques :

Découverte d’une pièce de  monnaie : un antoninien de Maximin Hercule.

Toponymie :

Berla en 1074.

Cresson, plante qui pousse dans les eaux  en latin berula ?

Seigneuries :

Nicolas de Beaucamp mentionné en 1222.

Il existait deux seigneuries principales dans le village : Berles sire Witace qui appartenait au Comte D'Egmont  et Berles Moustier qui dépendait de l'Abbaye de Corbie  dès sa fondation en 662 ,puis par échange de propriété de l’Abbaye d’Arrouaise . L'abbaye de Corbie qui selon Dom Gosse " voyait les revenus (de ce biens) diminuer chaque année forma le projet de vendre ces fonds contre d'autres biens ecclésiastiques". Dans ces conditions l'Abbaye d'Arrouaise  "acquit les franches comtés prévôtés" de Berles Moustier , Monchy au Bois, Wailly , Grosville ( Rivière ) par contrat le 1 er Octobre 1569. La puissance foncière d'Arrouaise est matérialisée par la cense ( située rue de Bailleulval sur 1 ha 30 avant la Révolution ). En 1784 c'est le sieur François Desvaquez qui est fermier de l'abbaye. En 1789, les biens de l'abaye d'Arrouaise sont constitués  de 208 mesures de terres, bois, ferme . 

 

L'Abbaye d'Arrouaise: Origines

Les fondateurs de l'Abbaye sont deux moines venus d'Angleterre : Heldemère et Conon . Ils trouvent dans la forêt d'arrouaise un endroit nommé " Tronc Bérenger" ou vivait un ermite originaire du Transloy . Ils se joignirent à lui pour fonder une abbaye de chanoines réguliers de Saint Augustin qui prit le nom d'Abbaye d'Arrouaise en 1090  .  

 

Le château :

Motte au centre du village entre la rue Verte et la rue de La Planchette à 200 mètres au sud de l’église.

 

Vie religieuse

Vocable : au XIVème siècle La Trinité puis Saint Pierre

Première mention connue du culte : Eglise fin XIIIème siècle - en 1224 berles au bois  « terroir en la paroisse de notre autel ». Secours de Monchy au Bois en 1109 (la"capelle de Berles et autel de Monchy).

Collateur : Abbaye de Corbie puis d’Arrouaise

Doyenné (XXème siècle) : Rivière

 

L'Eglise :

Première mention connue au XIIIème siècle. Originellement située dans le cimetière.
Reconstruite sur la place publique en 1926 -193, inaugurée le 30 Octobre 1927.

La chapelle dédiée à la Vierge : édifiée en 1830 et restaurée en 1986.Lieu de rassemblement de la population lors de la procession  du 15 Août. En 14-18, les armées alliées creusent des tranchées jusqu'au pied de la chapelle et l'oratoire sert d'écurie pour les chevaux et la statue de la Vierge se retrouve  dans les tranchées. Un soldat anglais rapatrié l'emporta.

Traditions /événements : Fête de la chapelle le 15 Août

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Le village :

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Patrimoine du XXème siècle : Monument aux Morts et 3 cimetières militaires 1914-1918.

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BASSEUX

Superficie communale : 336 hectares.

Population (en 2014) : 134 habitants.

Nom des habitants : les Basseusiens et les Basseusiennes.

Site ou hameau : ancienne voie romaine dans le prolongement de la RN 25, sortie Beaumetz les Loges (inscrit MH 20 janvier 1931).

 

Blason

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« D'hermine au chef se sable chargé de quatre billettes d'or ».

Blason constitué par les armes de :

- De Cardevac  (d'hermine au chef de sable).

- Des Villers au Tertre  (billettes d'argent).



Origines

Découvertes archéologiques :

A la Briqueterie, près de la RN 25, en 1972, découverte de deux dépotoirs avec ossements, tessons et charbons.
Une fouille menée en 1977 permit de découvrir un chemin antique et de nombreux tessons : terra rubra, terra nigra, céramique grise à bandes lissées, sigillée, céramique à engobe rouge pompéien, urnes à col tronconique, cruches mortiers, du milieu du 1er siècle à la fin du IIème siècle. Au lieu- dit Voie Brûlée, au sud-est du site précédent, un sondage de Bernard Schnepp dans une ancienne argilière à permit de découvrir un chemin antique qui prolonge peut-être le tronçon rencontré dans le site précédent et quatre fosses contenant des silex  taillés , des tessons gallo romains , dont de la sigillée , des tuiles, des grès, du bois brûlé, des clous et des ossements d’animaux ; dans la fosse A quatre monnaies du IVème siècle et un bol de céramique d’Argonne ; dans la fosse B, une imitation radiée (fin IIIème siècle) et un Gloria exercitus à deux étendards ; dans la fosse C ; une imitation radiée. 

Toponymie :

Batsala en 680. Batseus vers 1154. Basceu au XIIème siècle. Basseux les loges au XVIIIème siècle.

Du nom d’homme germ Batsa.

Seigneuries :

Ancienne ferme seigneuriale.

Du XVIème siècle (appartenait au chapitre d’Arras avant 1789) sur un terrain jouxtant l’église.
Pigeonnier de pied dans la cour (fin XVème siècle).
Actuellement c’est un gîte rural.

 

Vie religieuse

Vocable : Sainte Marie Nativité (XVIIIème siècle), Notre Dame Marchette

Première mention connue lieu de culte / autel : Autel 1024, Eglise 1154

 

L'Eglise :

Clocher porche du milieu du XVIème siècle
Cloche de 1790 (CMH)
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ème moitié XVIème siècle
Bas côtés du XVIIIème siècle
Charpente lambrissée à 3 fermes
Chœur du XIIIème siècle
Partie supérieure de l’abside de 1200

 

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Le village 

Mairie/école : construites en 1850.

Monument aux Morts : inauguré le 26 Aout 1923. Colonne de marbre se Soignies surmontée d’une croix de guerre.

Cimetière militaire : De Cuisine ravine – Britisch cemetery (65 soldats inhumés  1914-1918).

L'ancienne ferme du Chapitre Cathédral jouxte l'église. Elle  est devenu un gîte rural. C'est un édifice dantant du XVIème siècle.
Le pigeonnier qui trône dans la cour date de la fin du XVème siècle.

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Particularités locales

Pèlerinage Notre Dame Marchette jusqu’au XXème.
Le pèlerinage de Notre Dame Marchette commençait le 25 Mars. Les pèlerins venaient individuellement ou par groupes prier devant la statue miraculeuse et faire brûler les cierges de la demande ou ceux de la reconnaissance.

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BAILLEULVAL

Superficie communale : 3,9km².

Population (en 2014) : 261 habitants.

Nom des habitants : les Bailleulvallois et les Bailleulvalloises.

Hameau, écart : Bac du Sud.

Site de la communehttp://bailleulval.fr/

 

Blason

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D'azur fretté d'or, armes des seigneurs de Bailleulval.

 

Origines

Découvertes archéologiques :

Au XIXème siècle entre l’ancienne route romaine et la RN 25, fut explorée une maison à mur de pierres posées en zig zag ou en épis, détruite au IIIème siècle.

Toponymie :

Bailluel el Val en 1239.

Significations :

De baile l’enceinte fortifiée (des chefs normands) et du latin vallis ou du celtique Ballio-lalum = clarière sacrée.

Seigneuries :

XVIème siècle : seigneurs de Bèvres

XVIIème siècle : par mariage de Camille Marie Guillaume de Pitra Sancta, dame de Bailleulval à Eugène de Béthune, chevalier d’Hesdigneul

Le château :

La maison forte de Bailleulval était située au bout de la rue du Château. Elle jouxtait le cimetière et les pâtures.

La plate forme est de plan quadrangulaire. La forme générale avec les fossés est trapé.

Le château possède une enceinte carrée avec à chaque coin, une grosse tour circulaire. Le donjon au dessus de la porte d’entrée est flanqué de deux demi-tours découverts. De la forteresse ne subsiste plus en 1860- 1870 la façade orienté vers le village, avec la porte d’entrée et les traces du pont levis et d’une herse.

D’autres bâtiments se serrent contre les murs d’enceinte : un corps de garde, une chapelle voué à Notre Dame De Grâce, "double", c'est-à-dire avec le rez de chaussée et un étage. On y trouve aussi l’entrée des cachots creusés sous la tour la plus septentrionale jusqu’au dessous du niveau de l’eau des fossés, et une petite tourelle contenant un moulin à bras dont on se sert en temps de guerre. Au centre se dégage une cour carrée "plus longue que large ou des soldats se rangeaient en armes". Le dernier vestige, une tour de la façade, est abattu en 1934. Le cadastre napoléonien présente une grande ferme accolée à l’église à la motte : c’est sans doute l’emplacement de la basse-cour.

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Vie religieuse

Vocable : Ste Marie

Première mention connue lieu de culte autel : Autel 1024, Église 1154

Première mention connue desservant : 1306

Première mention connue paroisse : 1306

Annexe de Bailleulmont puis paroisse au XXème siècle.

Doyenneté : Pas puis Rivière.

 

L'Église :

XVIIIème siècle : le Père Ignace rappelle la présence d'une "chapelle claustrale, ayant nef, chœur et campanile (petit clocher en charpente sur la faîte de l'église)... La nef avait été diminuée de moitié en 1729". En 1845 la nef est plus basse que le chœur et couverte d'une toiture de tuiles et "raccommodé en chaume ". La municipalité décide de reconstruire la nef.Les travaux sont réalisés sous la direction de l'architecte DEGEZ de Béthune.Les travaux sont adjugés le 20 avril 1845 à Guislain DORLET entrepreneur à bailleulval et sont terminés en novembre 1847.Une sacristie est construite en 1884.Sur le mur de la nef (au nord) est apposée une plaque en mémoire du STL René VERNY DU 201 Dragons, né à RIOM le 4 avril 1882, mort pour France au Bois d'Adinfer en 1914.

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Le Calvaire :

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Le village :

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Particularités locales

Mention sur son épitahphe au cimetière Saint Etienne de Beauvais : le sculpteur JEAN LE POT " tailleur d'images" "natif de bellerva (Bailleulval) près d'Arras ". Une rue de Bailleulval porte son nom.Bailleulval à compté deux députés Théodore ROSE né à Bailleulval en 1852 (+ 1917) et Jean CHAMBON conseiller général puis député de 1973 à 1977. Il exerçait la profession de vétérinaire.

 

Guerres et Mémoires

Le Maire et les habitants ont toujours refusé d’évacuer malgré la proximité des tranchées allemandes (3 kms)...
Destruction de la halte (chemin de fer) et des trois maisons voisines. 8 maisons ont été brulées ou détruites par les soldats cantonnés.

4 victimes civiles :

Madame Lepoivre née Emilienne Alcide morte en, 1915 "de peur" après le bombardement de sa maison.

Monsieur Alphonse Dupire et Madame Dupire née Marie Breuval tués le 5 Avril 1918.

Monsieur Clément Ditte tué par un obus en Mai 1918.

Blessés civils : Monsieur Arthémy Prévalle, Monsieur Marius et Madame Marguerite Brassart.

Les victimes militaires :

Albert Allart, Hector Tissier, Julien Laurent, Edmond Pouyez, Emile Leroy, Emile Breuval, Elie Houplain, Henri Dihe, Jean Dihe, Emile Alcide, Augustin Caron, Geramin Bubois , Emile Yvart.

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BAILLEULMONT

Superficie communale : 541 hectares.

Population (2014) :  251 habitants.

Nom des habitants : les Bailleulmontois et les Bailleulmontoises.

Site de la commune : http://mairie.bailleulmont.free.fr

 

Blason

bailleumont

« Deux gueules à la bande d'or accompagnées de six billettes du même, trois en chef et disposées 2 et 1 et trois en pointe disposées en bande ». Ce sont les armes des de Saveuses, seigneurs de Bailleulmont au XVème siècle.

Origines

Découvertes archéologiques :

En 1743, sur le Crinchon, en direction de La Cauchie, on recoupa la voie romaine d’Arras à Amiens, large de 5m 85 et constitué d’une couche de 90 cm de silex entre deux bordures en craie ; au cours des mêmes travaux, trouvaille de monnaies romaines.

Toponymie :

Première mention connue : Bailluel Sub Monté en 1128.

Bailluel se rapproche de baile, enceinte fortifiée et latin mons (montagne).

Seigneurie :

XIème siècle : chevalier Romuald de Balleoli-Monte.

Famille de Saveuse au XVème siècle qui a sans doute construit le château.

Familles d'Estouteville et de Béthune, de Melun et d' Epinoy.

En 1789 la seigneurie appartient à la famille de Guînes-Bonnières.

Le château :

Motte féodale situé dans une pâture en bordure nord-ouest du village au bout de la rue du château (restes d’une tour du château du XVème siècle). A pied de la motte passe l’ancienne voie romaine Arras-Amiens Château vraisemblablement construit par la famille de Saveuse au début du XVème siècle.

Seule forteresse dont il ne reste autre chose qu'une motte ou des fondations (restes d'un mur de la grosse tour).Château rebâti par la famille de Saveuse au XVème siècle.Détruit par les troupes de Louis XI en 1477 puis se relevant à peine de cette destruction prit par l'armée de François 1er et repris par les espagnols en 1523.En 1644 les troupes de Louis XIV commandées par le maréchal de Rantzau l'assiègent et la prennent ; se sera son dernier siège.
Au sommet de la grande tour se trouvait la salle du désespoir ou Collart de Bois Huo se pendit de désespoir après avoir été enfermé par son beau père par cause d'infidélité conjugale.

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Vie religieuse

Vocable : Saint Martin

Première mention connue lieu de culte / autel : Autel 1079

Première mention connue desservant : Salomon 1219

Première mention paroisse : 1306

Situé d’abord à proximité de la motte féodale (chœur reconstruit en 1813) puis dans le centre du village en 1870 -1874.
Cloche de 317 Kg. 
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Le village :

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ADINFER

Superficie communale : 619 hectares. 

Population (2013) : 241 habitants.

Nom des habitants : adinférois, adinféroises.

Site de la commune : http://adinfer.free.fr

Sources : Géry VARE

 

Blason

adinfer

 

Origines 

Découvertes archéologiques :

Au Bois Guislain, au lieu-dit le Champ des Quatorze, face au grand bois, en 1894, on découvrit deux gros grès qui recouvraient – au milieu d’un tas de silex – des vases, un poinçon en bronze, une tablette biseautée en marbre vert recouvert de cire, deux crampons et une clochette en fer.

Toponymie
 :

Herrevillarium en 1068,1104. Andinfer en 1529. Andinfert en 1720.

And : nom d’homme gaulois et du germain masc di fara (= domaine).

Les seigneurs :

- XIIème –XIIIème  siècles : famille patronymique dont : Hugo de Andifer, Colar d’Adinfer à la fin du XIIIème siècle (source : M.Flament, l’Artois au XIIIème siècle, table onomastique).
- En 1350 la seigneurie appartient au sieur de Mailly apportée en mariage à un seigneur de Guînes qui vient habiter le château-fort.

- 1457 : Hugues de Hames, chevalier, seigneur d’Adinfer et de Bondues.
- En 1474, Jean Seigneur de Hames tient du château d’Arras la seigneurie d’Adinfer.

- Famille de Halluin jusqu’en 1558.

- Famille d’Egmont (1558 -1789).

- Début XVIIème siècle : par alliance la seigneurie d’Adinfer passe dans les possessions des Pignatelli  (branche Egmont - Pignatelli) qui la garde jusqu’à la Révolution.

Le château :

Implanté à 50 mètres au nord de l’église le long de la rue principale.
Un plan du XVIIIème siècle montre la forme générale de l’enceinte arrondie et irrégulière. Des tours ponctuaient les murailles de distance en distance. Des fossés entouraient les remparts et deux portes donnaient accès au château : l’une d’elle était gravée aux armes de la famille de Hame, donnant sur la rue de l’église et une autre à l’opposée vers le chemin du calvaire. Au XVIIIème siècle le Père Ignace le décrivit ruiné : « on voit encore une partie des murailles, des fossés et quelques restes d’une tour ». Les derniers restes  furent détruits en 1919 lors de la reconstruction du village.

 

Vie religieuse

Vocable : St Nicolas

Première mention connue lieu de culte / autel :

Première mention connue desservant : Prête d'Adinfer en 1195

Première mention paroisse : 1306

 

L’église Saint Nicolas :

• Quelques données historiques avant 1914.

- L’ancien édifice datait des XIVème (clocher), XVIème et XVIIème  siècles.
- La première église mentionnée se trouve dans l’ancien cimetière.
- A l’emplacement de l’église actuelle s’élevait la chapelle seigneuriale dépendant du château.
- L’église est détruite à une date inconnue et un bâtiment est élevé contre la chapelle qui  devint ainsi le chœur de l’église.
- Reconstruite en 1760, l’église échappe à la démolition pendant la Révolution.

• Quelques données historiques après 1914.

- L’édifice détruit en 1914-1918 est reconstruit entre 1924 et 1930 dans le style néo-roman (statue de Saint Nicolas au dessus du porche).
- Église rénovée en 1999.
- Vestiges : pierre de fondation "Pierre Venat  Framery" datant du XVIIème siècle près des fonts baptismaux, fragment d’une dalle funéraire classée en 1912 (XIVème siècle), deux petits fers forgés (grille des fonts baptismaux ?).

             

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Le calvaire :

Il devait se trouver rue d’Hendecourt (rue du "vieux calvaire" au XIXème siècle). Première mention d’un calvaire, rue de Ransart, sur une carte agronomique de 1895.Le Christ actuel est toujours le même depuis 1900 (croix changée en 1929, 1969, 1998).adinfer0006

  

Le village en 1914-1918 :                                        

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Adinfer reconstruit (années 1920) :

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Mairie, école :

Historique avant 1914 :

La première école communale a été construite en 1849. Elle est agrandit en 1884. Démolition en 1913. La nouvelle mairie - école, inaugurée fin 1913 est progressivement détruite d’octobre 1914 à Mars 1918.

 

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La nouvelle école 1922-1926 :

Elle est reconstruite sur l’emplacement de la ferme Derond Vasseur (angle rue d’ En Bas et rue de l’église).
Importants travaux de restructuration en 1987.

                                                                                   

Guerres et Mémoires

Guerre 1914-1918 :

Témoignages de Mme Germaine Chartez et de Mr Jean Dumetz sur l'arrivée des Allemands dans le village en Octobre 1914 .

Germaine avait 9 ans en 1914. Elle a vu l'arrivée des Allemands et fit partie du dernier groupe d'habitants à quitter Adinfer . Jean avait lui 10 ans et se trouvait chez son grand père au Bois-Guislain (hameau du village) lors de l'arrivée de l'ennemi .

Germaine se souvient : "En Aout 1914, on a vu arriver des blessés français. Ils étaient soignés dans l'école. Ils ne sont pas restés longtemps, ils ont été évacués très vite". Jean Dumetz se souvient aussi que les Allemands sont arrivés début Octobre, arrivant par Douchy. Le Bois Guislain a vécu jusqu'au lendemain sans savoir que l'ennemi était là. D'après Germaine Chartez , les Allemands, des cavaliers, auraient d'abord encerclé le village.

L'ennemi enferme les hommes dans l'église et exige une rançon. Pendant ce temps, un drame se joue à la ferme Morel. Le grand père de Germaine, Victor Payen, valet de charrue, s'est vu confier les clefs de la maison. Il refuse de la donner aux Allemands qui décident de faire sauter la porte à la grenade. Victor est blessé par des éclats de bois, la gangrène s'y installe et il meurt le 21 Octobre 1914 dans la cave de la maison qu'il a défendu.

Source : extrait article de Géry Varé publié dans Chroniques villageoises , 1999 - Association historique de Ficheux


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