26 novembre 2010

BAILLEULVAL

Superficie communale : 3,9km².

Population (en 2014) : 261 habitants.

Nom des habitants : les Bailleulvallois et les Bailleulvalloises.

Hameau, écart : Bac du Sud.

Site de la communehttp://bailleulval.fr/

 

Blason

bailleuv

D'azur fretté d'or, armes des seigneurs de Bailleulval.

 

Origines

Découvertes archéologiques :

Au XIXème siècle entre l’ancienne route romaine et la RN 25, fut explorée une maison à mur de pierres posées en zig zag ou en épis, détruite au IIIème siècle.

Toponymie :

Bailluel el Val en 1239.

Significations :

De baile l’enceinte fortifiée (des chefs normands) et du latin vallis ou du celtique Ballio-lalum = clarière sacrée.

Seigneuries :

XVIème siècle : seigneurs de Bèvres

XVIIème siècle : par mariage de Camille Marie Guillaume de Pitra Sancta, dame de Bailleulval à Eugène de Béthune, chevalier d’Hesdigneul

Le château :

La maison forte de Bailleulval était située au bout de la rue du Château. Elle jouxtait le cimetière et les pâtures.

La plate forme est de plan quadrangulaire. La forme générale avec les fossés est trapé.

Le château possède une enceinte carrée avec à chaque coin, une grosse tour circulaire. Le donjon au dessus de la porte d’entrée est flanqué de deux demi-tours découverts. De la forteresse ne subsiste plus en 1860- 1870 la façade orienté vers le village, avec la porte d’entrée et les traces du pont levis et d’une herse.

D’autres bâtiments se serrent contre les murs d’enceinte : un corps de garde, une chapelle voué à Notre Dame De Grâce, "double", c'est-à-dire avec le rez de chaussée et un étage. On y trouve aussi l’entrée des cachots creusés sous la tour la plus septentrionale jusqu’au dessous du niveau de l’eau des fossés, et une petite tourelle contenant un moulin à bras dont on se sert en temps de guerre. Au centre se dégage une cour carrée "plus longue que large ou des soldats se rangeaient en armes". Le dernier vestige, une tour de la façade, est abattu en 1934. Le cadastre napoléonien présente une grande ferme accolée à l’église à la motte : c’est sans doute l’emplacement de la basse-cour.

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Vie religieuse

Vocable : Ste Marie

Première mention connue lieu de culte autel : Autel 1024, Église 1154

Première mention connue desservant : 1306

Première mention connue paroisse : 1306

Annexe de Bailleulmont puis paroisse au XXème siècle.

Doyenneté : Pas puis Rivière.

 

L'Église :

XVIIIème siècle : le Père Ignace rappelle la présence d'une "chapelle claustrale, ayant nef, chœur et campanile (petit clocher en charpente sur la faîte de l'église)... La nef avait été diminuée de moitié en 1729". En 1845 la nef est plus basse que le chœur et couverte d'une toiture de tuiles et "raccommodé en chaume ". La municipalité décide de reconstruire la nef.Les travaux sont réalisés sous la direction de l'architecte DEGEZ de Béthune.Les travaux sont adjugés le 20 avril 1845 à Guislain DORLET entrepreneur à bailleulval et sont terminés en novembre 1847.Une sacristie est construite en 1884.Sur le mur de la nef (au nord) est apposée une plaque en mémoire du STL René VERNY DU 201 Dragons, né à RIOM le 4 avril 1882, mort pour France au Bois d'Adinfer en 1914.

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Le Calvaire :

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Le village :

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Particularités locales

Mention sur son épitahphe au cimetière Saint Etienne de Beauvais : le sculpteur JEAN LE POT " tailleur d'images" "natif de bellerva (Bailleulval) près d'Arras ". Une rue de Bailleulval porte son nom.Bailleulval à compté deux députés Théodore ROSE né à Bailleulval en 1852 (+ 1917) et Jean CHAMBON conseiller général puis député de 1973 à 1977. Il exerçait la profession de vétérinaire.

 

Guerres et Mémoires

Le Maire et les habitants ont toujours refusé d’évacuer malgré la proximité des tranchées allemandes (3 kms)...
Destruction de la halte (chemin de fer) et des trois maisons voisines. 8 maisons ont été brulées ou détruites par les soldats cantonnés.

4 victimes civiles :

Madame Lepoivre née Emilienne Alcide morte en, 1915 "de peur" après le bombardement de sa maison.

Monsieur Alphonse Dupire et Madame Dupire née Marie Breuval tués le 5 Avril 1918.

Monsieur Clément Ditte tué par un obus en Mai 1918.

Blessés civils : Monsieur Arthémy Prévalle, Monsieur Marius et Madame Marguerite Brassart.

Les victimes militaires :

Albert Allart, Hector Tissier, Julien Laurent, Edmond Pouyez, Emile Leroy, Emile Breuval, Elie Houplain, Henri Dihe, Jean Dihe, Emile Alcide, Augustin Caron, Geramin Bubois , Emile Yvart.

Posté par fichehisto à 12:03 - - Commentaires [1] - Permalien [#]